Souvenez vous de François Goulard, ministre UMP de l'enseignement supérieur. Villepiniste dans l'âme, il a soutenu François Bayrou. L'UMP ne l'a pas pour autant exclu, il n'a pas eu à subir de commentaires acerbes de Nicolas Sarkozy ou de son équipe de campagne.
Comparons maintenant avec Bernard Tapie, ancien ministre de François Mitterand et membre du Parti Radical de Gauche qui a annoncé ce matin son soutien à Nicolas Sarkozy. La réaction à gauche ne s'est pas fait attendre, par un communiqué du président du PRG, Jean-Michel Baylet. Ce grand démocrate a annoncé une décision qui rappelle les procès staliniens. Pour son ralliement, Bernard Tapie est exclu du PRG. Le dictateur, pardon, président, du PRG, a déclaré que "A partir de ce jour, Bernard Tapie n'est plus des nôtres". Et d'insister en déclarant: "Quand on a été ministre de François Mitterrand, qu'on a porté haut et fort les valeurs du radicalisme, on n'a pas le droit de se commettre avec Nicolas Sarkozy". Comparez également avec les affiches d'Act Up qui proclament "Votez Le Pen" en montrant Nicolas Sarkozy ou bien celle ci-dessous..
Au lieu d'ériger Nicolas Sarkozy en grand Satan, la gauche devrait s'interroger sur les ralliements de plus en plus nombreux de personnalités issues de ses rangs à la candidature de Nicolas Sarkozy. Ne serait ce que chez les radicaux, Bernard Tapie rejoint Jean Louis Borloo, n'en déplaise à M. Baylet qui s'érige en censeur moral. Et chez les Mitterandiens, Roger Hanin a rejoint lui aussi le président de l'UMP après Max Gallo. Et tous ces noms de rejoindre ceux qui fuient à toute vapeur une gauche marquée par un sectarisme et une pensée unique insupportable: Andre Glucksmann, Pascal Bruckner, Eric Besson (à demi mots), Véronique Vasseur, Olivier Blanchard, etc.
Je vous laisse répondre à cette question alors: De quel côté est le sectarisme et le refus du dialogue à l'heure actuelle? Chez Nicolas Sarkozy ou dans l'ensemble de la gauche qui, faute d'arguments, tente désespérement de le caricaturer en dictateur? L'attitude de la gauche excommuniant les infidèles à tout va et le refus du dialogue de Ségolène Royal sont des réponses assez claires à mes yeux..
Source: marie sego